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Conservation

Bassin du Congo : le taux de réalisation du projet PACEBCO évalué à 90%

Après trois jours d’échanges et discussions, l’atelier de capitalisation des résultats et acquis engendrés par le projet PACEBCO (Programme d’Appui à la Conservation des Ecosystèmes du Bassin du Congo) s’est clôturé le vendredi 12 mai 2017 à Kinshasa.  Les participants à ce grand rendez-vous venus des pays membres de la COMIFAC (Commission des Forêts d’Afrique Centrale) ont, à l’issu de ces assises, évalué le taux de réalisation du projet au profit des pays et des populations locales à 90%. Dans leur communiqué final lu à cette occasion par leur rapporteur,  Jérôme GUEFACK, responsable de  la communication PACEBCO/COMIFAC,  ils ont reconnu le caractère novateur du programme qui a réussi à concilier les objectifs de conservation et de l’amélioration des conditions de vie des populations dans le paysage et aussi la réalisation d’ouvrages de très bonne qualité dans les sites d’accès très difficiles.

Cet Atelier a connu la participation de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC), la Commission des Forêts  de l’Afrique Centrale (COMIFAC), la Banque Africaine de Développement (BAD),  les structures du Ministère en charge de la conservation de la nature, les partenaires techniques et financiers réunis au sein des organisations Internationales de conservation, les représentants des partenaires du Projet PACEBCo ainsi que d’autres acteurs œuvrant dans le secteur.

Pour les participants, cet atelier qui a abouti à des recommandations formulées pour la plupart au secrétariat général de la CEEAC, leur a permis de mieux comprendre le niveau de mise en œuvre de ce projet qui va se clôturer au mois de juin de cette année. En plus de relever les nombreuses réalisations du PACEBCO dans ses aires d’intervention, les participants ont aussi ressorti les difficultés et contraintes auxquelles celui-ci a fait face notamment dans sa mise en œuvre. Il s’agit notamment de la lenteur de la justification des fonds reçus par les partenaires d’exécution de certains volets d’activité du programme ; la complexité du montage institutionnel avec la multiplicité des acteurs à plusieurs niveaux d’intervention qui ont entrainé des difficultés dans la coordination et la mise en œuvre des activités du programme ; et aussi la faiblesse de capacité de certaines institutions nationales t sous régionales à respecter leurs engagements contractuels.

Les recommandations

Comme indiqué plus haut, ces assises se sont soldées par un certain nombre de recommandations au secrétariat général de la CEEAC : d’organiser une cérémonie solennelle de rétrocession officielle des ouvrages et d’autres acquis du programme aux autorités de la RDC et du Rwanda ; de saisir les institutions et organisations redevables au programme pour restituer le fonds reçu et non justifié ; de suivre auprès des institutions de la BAD, la finalisation de la dernière soumission pour le financement d’un nouveau programme. Les participants à l’atelier recommandent également que le montage institutionnel du nouveau programme et autres initiatives dans la sous-région soient d’avantage simplifiés pour faciliter leur mise en œuvre.

Des leçons à capitaliser

Partant des actions accomplies par ce projet (construction de 5 centres de recherches et d’études écologiques, la dotation en équipements spécialisés de terrain pour 4 écoles de formation, la dotation des équipements des éco gardes, la construction de 68 salles de classes, de 5 dispensaires, de 4 forages, etc.), les leçons apprises dans l’exécution de ce Projet ont été jugées susceptibles d’être capitalisées dans l’exécution d’autres programmes actuellement en cours ; ou encore pour l’implémentation des projets futurs au profit des organisations partenaires de la sous–région.

Le gouvernement congolais, représenté pour sa part par Luc Atundu, coordonnateur national de la COMIFAC,  s’est engagé à pérenniser les acquis de ce programme et d’envisager, avec le concours de tous les pays, un nouveau programme sur financement de la BAD.

Cofinancé à hauteur  de 28,53 milliards de FCFA par un don du FAD (Fonds Africain pour le Développement) de la BAD, des contributions de la CEEAC et des bénéficiaires, le PACEBCO  est le fruit de l’engagement pris par la BAD d’accompagner la COMIFAC dans la mise en œuvre du Plan de Convergence adopté en février 2005 lors du 2ième sommet des chefs d’Etats d’Afrique centrale sur les forêts tenu au Congo Brazzaville. Il a été lancé en septembre 2009 à Kinshasa.

Myriam Iragi

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