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Environnement

La Convention d’Abidjan : la 2ème conférence des Plénipotentiaires se tiendra à Abidjan en juillet

A la demande de plus de 2/3 des Parties, le Secrétariat de la Convention  va organisée du 2 au 3 juillet 2019, dans la capitale ivoirienne, la 2ème Conférence des Plénipotentiaires Convention relative à la Coopération en matière de Protection, de Gestion et de mise en valeur du milieu Marin et des zones côtières de la côte Atlantique et de la Région de l’Afrique de l’Ouest, du Centre et du Sud, appelée « La Convention d’Abidjan. »

Deux jours durant,  l’objectif central de cette conférence est de signer les protocoles additionnels à la Convention et d’adopter les lignes directrices régionales en vue de l’élaboration d’une politique nationale de gestion intégrée de l’océan.

Pour ce faire, le Secrétariat a développé les protocoles additionnels à la Convention d’Abidjan sur : la Pollution due aux sources et activités terrestres –LBSA ; les Normes et standards environnementaux liés aux activités pétrolières et gazières offshores ; la Gestion intégrée de la zone côtière –GIZC ; la Gestion durable de la mangrove et la Politique de gestion intégrée des océans.

Ainsi, la Conférence des Plénipotentiaires sera donc une occasion de discuter des prochaines étapes des protocoles notamment le processus de transposition en lois nationales et de mise en œuvre.

Aux côtés de l’objectif principal figurent les objectifs spécifiques tels que :  la Présentation des versions finales des protocoles ainsi que des lignes directrices d’élaboration de la politique de gestion intégrée des océans ; la Signature des protocoles additionnels par les plénipotentiaires et la Présentation et validation de la feuille de route post-signature afin d’assurer une transposition et une mise en œuvre au niveau nationale.

En organisant cette conférence, le Secrétariat de la Convention entend obtenir des résultants tels que l’élaboration des versions finales des protocoles additionnels ainsi que les lignes directrices de la politique de gestion intégrée des océans sont validées par les Parties, des versions finales des protocoles additionnels sont signées par les Parties ainsi que la tenue informer des Etats et les parties prenantes du processus post-signature afin d’assurer une transposition et une mise en œuvre au niveau nationale.

A noter qu’au cours de ces assises de 2 jours, les versions provisoires des plans d’actions de mise en œuvre des protocoles seront présentées de même que la démarche qui sera utilisée en vue de la transposition des protocoles en lois nationales.

Profitant de tribune, les autorités de la Convention ainsi que le Président du Bureau vont réitérer l’engagement des Parties à internaliser ces protocoles dans leurs corpus juridiques nationaux mais également à continuer à mobiliser les partenaires pour la mise en œuvre des plans d’action.

Cette conférence aura des sessions thématiques, à savoir, celles consacrera aux présentations des protocoles : Il s’agira au cours de cette session de faire un rappel sur chaque protocole et les actions déjà en cours dans les régions CCLME, GCLME et BCLME.

A celle consacrée à la Signature des protocoles : C’est le cœur de la Conférence. Chaque Plénipotentiaires signera les quatre protocoles. Après la signature le Président du Bureau va lire l’acte de signature.

Enfin, celle qui va marquer la cérémonie de clôture : Les principales conclusions des travaux des panels, les recommandations des réunions des partenaires et des points focaux seront présentées. Les prochaines étapes également seront validées.

L’importance des protocoles

Ces protocoles ont fait l’objet des consultations nationales avec comme finalité de refléter autant que possible les préoccupations nationales dans ces documents. Pour ce faire, le Secrétariat de la Convention a mis en place 3 équipes d’experts pour sillonner l’Afrique de l’Ouest et du Centre entre Juillet et Octobre 2016 afin de conduire ces consultations nationales. Au moins 50 participants par pays ont pris part à ces consultations et ils viennent d’horizons divers : services techniques des ministères concernés, décideurs politiques, secteur privé, organisations de la société civile, recherche, … Les profils des participants sont également variés : environnementalistes, océanographes, biologistes, hydrologues, pédologues, ingénieurs en mines, juristes, communicateurs, … Les domaines de compétences recherchés prenaient en compte : les mines, les évaluations environnementales, les pollutions, la biodiversité marine et côtière, la pêche, le droit de l’environnement, …

Quid sur la Convention d’Abidjan

La Convention relative à la Coopération en matière de Protection, de Gestion et de mise en valeur du milieu Marin et des zones côtières de la côte Atlantique et de la Région de l’Afrique de l’Ouest, du Centre et du Sud -Convention d’Abidjan- a depuis plus de 6 ans accéléré le processus de développement d’instruments régionaux de coopération. En effet, conformément à l’article 4 de la Convention d’Abidjan, alinéa 2 « les Parties Contractantes coopèrent en vue d’élaborer et d’adopter outre le protocole relatif à la coopération en matière de pollution en cas de situation critiques ouvert à signature en même temps que la Convention, d’autres protocoles prescrivant des mesures, des procédures et normes convenues en vue de prévenir, réduire, combattre et maitriser la pollution quelque soit sa source ou de promouvoir la gestion de l’environnement conformément aux objectifs de la présente convention ».

Les résultats de l’ensemble des consultations nationales et des réunions du Comité sur la Science et la Technologie de la Convention d’Abidjan, ont été présentés sous forme de note d’orientation adossée au projet de décision. Ce sont les versions consolidées issues d’un long processus participatif et itératif qui ont été présentées et adoptées.

Il sied de rappeler que cette convocation est également reprise par les décisions CP.12/4, CP.12/5 et CP.12/6 qui instruit les gouvernements ‘ … à demander expressément au secrétariat la tenue dans les meilleurs délais de la réunion des plénipotentiaires pour adoption et signature du protocole …”.

Wilfrid LAWILLA D.

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