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Agro-pastorale

Dans l’agriculture, atténuer les pertes économiques liées au climat grâce à la libéralisation du commerce

Une récente étude réalisée par des chercheurs du PIK souligne le rôle important du commerce comme mesure clé visant à partiellement réduire l’incidence négative du changement climatique sur l’agriculture et la sécurité alimentaire.

Selon une récente étude publiée en août 2016 par une équipe de chercheurs de l’Institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique (PIK), le  réchauffement de la planète pourrait entraîner d’importants dommages économiques dans l’agriculture.

Partout dans le monde, le changement climatique menace la productivité agricole et fait monter les prix des produits alimentaires. Si, selon les régions, les pertes et les gains financiers des consommateurs et des producteurs varient, le résultat final est que, d’une manière générale, les consommateurs devront probablement payer plus cher le même panier alimentaire.

L’étude quantifie les impacts économiques et analyse le rôle du commerce international comme mesure d’adaptation. Les chercheurs ont calculé que, dans l’agriculture, avec un régime commercial très restreint, les pertes économiques dues au changement climatique pourraient annuellement s’élever à environ 0,8 pour cent du PIB mondial à la fin du siècle.

Ce pourcentage a beau paraître insignifiant, il n’en représente pas moins des pertes de 2 500 milliards de dollars US et il est comparativement plus élevé dans les régions où les ressources agricoles sont limitées par rapport à la demande croissante en produits agricoles, par exemple au Moyen-Orient, en Afrique et en Inde.

En revanche, les chercheurs ont montré que la libéralisation accrue du commerce de produits agricoles pourrait réduire de 65 pour cent les pertes financières à l’échelle mondiale et les ramener à 0,3 pour cent du PIB mondial.

Réduire de moitié les pertes financières liées au changement climatique grâce à une plus grande libéralisation des marchés alimentaires 

Le réchauffement de la planète et la libéralisation des marchés profitent aux régions septentrionales telles que l’Europe et les États-Unis, car les gains des producteurs augmentent lorsque les échanges commerciaux se déplacent vers le nord. Parallèlement, selon les auteurs, les régions australes telles que l’Afrique ou l’Inde pourraient théoriquement réduire de moitié les dommages dus au changement climatique grâce à une plus grande libéralisation des marchés alimentaires.

Indépendamment des hypothèses concernant l’évolution du marché mondial, le changement climatique entraînera une réduction des rendements agricoles dans de nombreuses régions. Cela pourrait donner lieu à une intensification de la production ou à une expansion des superficies cultivées dans des zones jusque-là préservées et, par conséquent, une augmentation des émissions de gaz à effet de serre en raison de la déforestation tropicale ou de l’utilisation accrue d’engrais. Ces émissions pourraient à leur tour accroître la pression du changement climatique sur l’agriculture.

Selon les auteurs, comme l’impact du changement climatique est inévitable, un système commercial ouvert et diversifié peut constituer un système d’adaptation.  Il peut tenir compte des changements des tendances mondiales de la productivité agricole, permettre de réduire les coûts de production et améliorer la sécurité alimentaire. Mais comme le changement climatique aura un effet amplificateur sur le fossé qui existe entre les pays développés et les pays en développement, la réduction des barrières commerciales devra s’accompagner de mesures de réduction de la pauvreté et de sécurité sociale.

(PIK/ile)

Source : rural2.com

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