BRAZZAVILLE, le 5 décembre 2025 – La République du Congo a franchi un pas décisif dans son engagement mondial pour le climat. Après des mois d’intense élaboration et d’examen, le pays a officiellement lancé, le 4 décembre 2025 à Brazzaville, l’atelier de validation de sa troisième Contribution Déterminée au Niveau National (CDN3.0).
Cet atelier placé sous le patronage de Arlette SOUDAN-NONAUT, Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et du Bassin du Congo, marque une étape cruciale dans la définition des objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’adaptation aux changements climatiques pour la prochaine décennie.
« Notre CDN 3.0 s’inscrit résolument dans la dynamique insufflée par le chef de l’état ; celle d’incarner un pays solution pour le climat. Le document de la CDN, ne représente pas juste une simple formalité. C’est notre feuille de route pour un avenir viable et durable pour notre société, notre économie et notre capital naturel auquel nous sommes liés et indissociables.

A ce titre, la CDN 3.0 porte des engagements chiffrés ambitieux. Elle vise notamment le renforcement de notre capacité d’absorption et de séquestration de carbone, passant à 47,8% par rapport au scénario de référence à l’horizon 2035, grâce à des investissements estimés à 8,92 milliards de dollars sur la période 2025-2035, dont plus de 80% devraient être pris en charge par les mécanismes financiers internationaux en contrepartie du service rendu au climat. La contribution de notre pays à l’effort global passera également par le recours aux renouvelables en vue de réduire les émissions liées à l’utilisation du pétrole dans nos procédés industriels et de manière générale, dans notre tissu socio-économique », a-t-elle affirmé.
Une CDN Plus Ambitieuse pour un Bassin Vital
La CDN est la pierre angulaire de l’Accord de Paris, incarnant l’effort de chaque pays pour lutter contre le réchauffement. Pour la République du Congo, dont le territoire abrite une partie essentielle du second poumon écologique mondial, le Bassin du Congo, cette nouvelle mouture est chargée d’enjeux.
A ce stade, l’adoption de la CDN3.0 est attendue comme un signal fort de l’engagement congolais. Le succès de cet atelier est la première étape vers une politique climatique nationale plus robuste, qui pourrait servir de modèle pour d’autres nations riches en forêts tropicales.
L’INGENIERIE CLIMATIQUE : EXPERTISE ET PARTENARIATS STRATEGIQUES
L’élaboration de cette nouvelle Contribution Déterminée au Niveau National (CDN3.0) n’est pas un exercice isolé. Elle est le fruit d’une ingénierie collaborative de haut vol, orchestrée par le Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et du Bassin du Congo (MEDDBC).

L’appui international est massif et ciblé :
- CAFI (Initiative pour la Forêt de l’Afrique Centrale), via l’UNOPS et la FAO, assure le financement stratégique et l’expertise technique essentielle à cette révision majeure.
- L’UNICEF intervient pour garantir une approche inclusive et équitable, en s’assurant que les dimensions genre et jeunesse sont pleinement intégrées dans la feuille de route climatique.
- La Délégation de l’Union européenne apporte son soutien crucial pour forger un cadre institutionnel de gouvernance climatique solide et moderne.
DES FONDATIONS TECHNIQUES IMPARABLES
Piloté techniquement par le cabinet spécialisé Climate Analytics, ce processus a mobilisé toutes les parties prenantes pour obtenir un document exhaustif. Le travail de fond a été intense :
- Consolidation des contributions sectorielles en matière d’atténuation et d’adaptation.
- Détermination des trajectoires de réduction des émissions réalistes et impactantes.
- Identification précise des besoins en financement, le « prix à payer » pour atteindre la neutralité carbone.

Grâce à cette synergie d’expertises, la CDN3.0 est un document robuste et prêt à l’action, intégrant des aspects transversaux et émergents qui garantiront son succès sur le terrain.
Marie CHOCO






