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Environnement

MEDDBC-PNUD :Plus de 13 Millions $US pour bâtir un avenir Vert et Souverain au Congo

Le Gouvernement congolais, par l’entremise du Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et du Bassin du Congo (MEDDBC), et le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) ont franchi une étape significative dans leur collaboration en faveur de l’environnement et du développement durable. Les deux institutions ont signé ce 15 décembre 2025 à Brazzaville, des documents d’approbation du programme intégré pour une croissance verte et résiliente au Congo (PICVREC) et du plan d’initiation du projet de consolidation de l’empreinte du bassin du Congo dans le développement humain et la préservation de la biodiversité, pour un avenir vert et souverain du pays. Cette alliance dont les projets sont estimés à  plus de 13 millions de dollars, sont destinés au lancement et à l’exécution d’initiatives multisectorielles qui auront un impact direct sur la résilience du Congo face aux défis environnementaux.  

Ces documents sont des cadres opérationnels d’une stratégie nationale visant l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD) et la concrétisation de l’Accord de Paris. Le coup de pouce massif à l’Économie Verte donné par le MEDDBC et le PNUD a pour but de renforcer une économie forte, diversifiée et résiliente pour une croissance inclusive et un développement durable irréversible.

Le Programme Intégré pour une Croissance Verte et Résiliente au Congo (PICVREC), est donc conçu comme un catalyseur pour l’intégration de l’économie verte dans le tissu socio-économique congolais. Il vise notamment à :

  • Renforcer la résilience des communautés et des infrastructures nationales face aux événements climatiques extrêmes;
  • Diversifier l’économie en promouvant des filières durables (agriculture durable, énergies renouvelables);
  • Améliorer la gouvernance environnementale et l’accès aux financements climatiques innovants, tels que le marché du carbone.

Le second projet, axé sur la consolidation de l’empreinte du Bassin du Congo, reconnaît l’importance vitale de cet écosystème global. Il s’articulera autour de trois axes principaux :

  • Intégrer la gestion durable des ressources dans les stratégies de réduction de la pauvreté;
  • Renforcer les capacités de conservation et de surveillance des aires protégées;
  • Valoriser le capital naturel du pays sur la scène internationale et garantir sa souveraineté.

Il cherchera également à renforcer la souveraineté du pays sur ses ressources naturelles et à valoriser la biodiversité comme levier de croissance, en explorant notamment les opportunités liées au marché du carbone, afin d’explorer des mécanismes de financement innovants pour la conservation.

En tant que partenaire stratégique dans cette alliance pour un Congo vert, le PNUD, par la voix de sa Représentante Résidente en République du Congo, Adama Dian BARRY se réjouit des atouts apportés par le programme intégré pour une croissance verte et résiliente au Congo (PICVREC), tout en réitérant son appui  technique  continuel:

«Le programme intégré pour une croissance verte et résiliente au Congo que nous signons aujourd’hui avec le gouvernement à travers le Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et du Bassin du Congo, vise à construire une passerelle naturelle entre la gestion du climat, la croissance économique durable et la biodiversité, en vue de soutenir un cercle vertueux d’une prospérité partagée. En effet, le présent programme inscrit des solutions pour répondre aux triple défis environnementaux majeurs au titre desquels, premièrement nous avons les défis de la mise en œuvre  des accords et traités internationaux, défis que le présent programme va adresser  à  travers des outils réglementaires robustes pour s’aligner aux accords et traités internationaux régissant l’environnement et le climat. Deuxième défi, celui de la prédation de la biodiversité  par les effets de l’exploitation du capital naturel. Le programme y répondra par le soutien à   la création d’un cadre propice pour la contribution du secteur privé et du secteur productif à l’économie nationale, tout en respectant et ménageant la fragile biodiversité. Enfin, troisièmement, les défis des catastrophes naturelles qui font du Congo comme nous le savons, un des pays les plus exposés et vulnérable aux menacent climatiques. Dans ce cadre, le programme se positionne comme un levier pour la mise en œuvre de la stratégie nationale de prévention des catastrophes naturelles».

Le Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et du Bassin du Congo (MEDDBC), et le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD)entendent désormais passer rapidement à la phase de mise en œuvre, afin que les communautés locales et les secteurs concernés puissent bénéficier sans délai de ces initiatives multisectorielles qui promettent de renforcer la capacité du Congo à atteindre ses objectifs de développement durable (ODD).

Dans son allocution, la Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et du Bassin du Congo, Secrétaire Exécutive de la Commission Climat du Bassin du Congo, Arlette SOUDAN-NONAULT, a appelé à la conciliation des notions de protection de l’environnement et développement économique, avant de souligner l’intérêt de cette signature d’accord avec le PNUD.

«Le Congo ne peut plus opposer protection de l’environnement et développement économique. Il nous appartient de démontrer que la valorisation durable de notre capital naturel en capital productif à travers, entre autres, l’économie bleue – développement des activités liées à l’océan et aux ressources marines – et l’économie verte – développement durable et réduction des émissions de gaz à effet de serre -, peut devenir un moteur de prospérité, de création d’emplois et de cohésion sociale. L’Alliance pour un Congo Vert et Souverain s’inscrit précisément dans cette vision. Elle traduit la volonté de l’État de structurer une réponse ambitieuse, coordonnée et inclusive aux défis climatiques et environnementaux. Elle vise à rassembler tous les acteurs publics et privés autour d’objectifs communs, à renforcer la gouvernance environnementale et à faire du climat, de la biodiversité et du marché du carbone de véritables leviers de transformation économique et sociale », déclare t-elle.

UN INVESTISSEMENT STRATÉGIQUE POUR L’AVENIR

L’engagement financier de plus de 13 millions de dollars positionne ces initiatives comme des moteurs essentiels de la transformation structurelle au Congo. Ces fonds seront mobilisés pour le lancement à court, moyen et long terme des activités multisectorielles sur le terrain, ciblant des secteurs clés comme l’énergie, l’agriculture et la foresterie.

Ce partenariat massif n’est pas qu’un événement protocolaire, c’est une réalité de terrain qui porte déjà ses fruits. Concrètement, les activités de subvention ont déjà bénéficié à plus de 500 personnes à travers le pays. Plus révélateur encore, 40% de ces bénéficiaires proviennent des populations autochtones, majoritairement dans les départements stratégiques de la Sangha, de la Cuvette Ouest, du Pool, des Plateaux, de la Lékoumou et de la Likouala – véritables poumons de la conservation nationale.

Ce lancement est donc bien plus qu’une simple annonce : il marque un tournant stratégique vers une justice climatique concrète. Il aligne les ambitions nationales et la solidarité internationale pour un modèle de développement sobre en carbone, durable et inclusif, fondé sur la valorisation équitable de l’exceptionnel capital naturel du Congo.

Cette cérémonie de signature de ces documents stratégiques pour l’avenir de la République du Congo, a été aussi rehaussée de la présence du Ministre de l’Energie et de l’hydraulique, Emile OUOSSO, du Coordonnateur Résident des Agences du Système des Nations-Unies en République du Congo, Abdourahamane DIALLO, et des Représentants du Corps Diplomatique ainsi que les Représentants des Ministères sectoriels, une manière de renforcer le partenariat du secteur public-privé.

Le moment fort de ces assises de trois jours sera la remise officielle des chèques aux producteurs, le 17 décembre 2025. Il s’agit d’une action concrète visant la justice climatique, avec une priorité donnée à l’inclusion et à la valorisation des communautés autochtones situées au cœur des zones de conservation clés (Sangha, Cuvette Ouest, Pool, Plateaux, Lékoumou, Likouala).

L’objectif partagé par le Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et du Bassin du Congo (MEDDBC), et le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD)est de créer un modèle de développement qui prouve que la conservation et la prospérité économique peuvent progresser de manière synergique. Ce mégaprojet est un pas décisif vers la construction d’un avenir vert et souverain pour la République du Congo.

Marie CHOCO

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