Brazzaville est devenue, le 1er avril 2026, l’épicentre de la stratégie climatique mondiale. Sous l’égide de la Commission Climat du Bassin du Congo (CCBC), les ambassadeurs et représentants diplomatiques se sont réunis à l’invite de la Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et du Bassin du Congo, Secrétaire Exécutive de la Commission Climat du Bassin du Congo (CCBC), Arlette SOUDAN-NONAULT, afin de finaliser le déploiement du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo (F2BC), dans le but de transformer le deuxième poumon écologique mondial en un moteur économique concret.
Sous l’impulsion du Président de la République du Congo, Président de la Commission Climat du Bassin du Congo, Denis SASSOU NGUESSO, un compte à rebours décisif est lancé.
Dans l’urgence et la détermination, malgré un calendrier serré, le corps diplomatique a répondu présent à l’appel de la Commission Climat du Bassin du Congo. Cette rencontre stratégique n’est pas qu’une simple formalité. Elle constitue le socle préparatoire d’un calendrier décisif qui mènera les délégations de Nairobi, pour prendre part entre autres au Conseil des Ministres de la CCBC, élargi aux Ministres des finances et au 4ème sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CCBC, jusqu’au grand rendez-vous de Brazzaville le 26 mai 2026 à l’occasion de la table ronde des bailleurs de fonds.

Le potentiel est colossal : 10 milliards de dollars pour près de 300 projets. Mais aujourd’hui, l’heure est au pragmatisme. 54 projets prioritaires ont été sélectionnés. Ce sont eux qui constitueront le fer de lance de la première Table Ronde des bailleurs de Fonds. Ces projets, qualifiés de « fer de lance », sont destinés à convaincre les investisseurs internationaux par leur solidité technique et leur impact direct sur les populations des pays membres.
Par ailleurs, le succès de cette mobilisation repose sur une architecture robuste. Le « trépied financier » composé de la CCBC, de la BDEAC (appui technique) et de la Banque Africaine de Développement (BAD), offre les garanties nécessaires aux partenaires internationaux. Gouvernance, règlements intérieurs, mécanismes de contrôle : tout a été passé au crible lors de cette réunion avec les Ambassadeurs pour assurer une transparence totale dans la gestion du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo (F2BC).
La table ronde des bailleurs de fonds sera le moment de vérité pour la diplomatie verte africaine. En mobilisant les bailleurs de fonds autour de projets concrets, la CCBC entend prouver que la préservation de la biodiversité peut — et doit — rimer avec développement durable et prospérité économique pour l’Afrique centrale.
Cette réunion stratégique a abouti à des échanges fructueux entre les ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires, les partenaires techniques et financiers et la Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et du Bassin du Congo, Secrétaire Exécutive de la Commission Climat du Bassin du Congo. C’est une étape décisive affranchie par les parties prenantes à en croire Arlette SOUDAN-NONAULT :
« Ensemble, nous venons de faire le point sur l’état d’avancement des principaux dossiers nécessaires à l’organisation réussie de la 1ère Table Ronde. Il s’agit : des fiches des 54 projets issus des Etats et des organisations sous-régionales, extrait de notre portefeuille de près de 300 projets évalués à 10 milliards de dollar. Un potentiel que nous allons exploiter progressivement lors des prochaines Table Rondes ; Des règlements intérieurs des différents organes de gouvernance du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo et les postes à pourvoir au sein de ces organes par les Etats ; Des mécanismes de financement et de l’état de la mobilisation des bailleurs qui feront des annonces lors de la 1ère Table Ronde, prévue le 26 mai 2026 à Brazzaville, en marge des Assemblées Annuelles de la BAD ».

Cette session a permis de tracer les perspectives opérationnelles garantissant la pleine réussite des rendez-vous de mai. « Ensemble avec la BDEAC, nous allons, après cette rencontre, travailler à trois avec la Banque Africaine de Développement (BAD) pour rencontrer les bailleurs de fonds afin de finaliser les échanges au sujet de leur engagement sur le financement du plan de financement du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, constitué actuellement, nous le dirons pas assez, de 54 projets prioritaires de démarrage issus des Etats et des organisations sous-régionales », a-t-elle conclu.
Le compte à rebours est lancé. Entre l’urgence de Nairobi et l’échéance capitale de Brazzaville le 26 mai, la Commission Climat du Bassin du Congo a fait son choix : celui de l’action. En mobilisant le corps diplomatique autour de projets concrets, le Secrétariat Exécutif a envoyé un message clair au monde : le deuxième poumon de la planète a désormais un prix, une stratégie et un avenir. L’histoire de la finance climatique s’écrit maintenant, et elle s’écrit en Afrique centrale.
Marie CHOCO





