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Agro-pastorale

Lancement imminent des usines de transformation de manioc et maïs à Bwegera

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo demeure optimiste quant à l’amélioration et au développement du secteur industriel ainsi que des petites et moyennes entreprises. À cet effet, le ministre de l’Industrie, Aimé Bodji Sangara, en mission dans la région du Sud-Kivu, a récemment visité la plaine de la Ruzizi, dans le territoire d’Uvira.

Accompagné d’une équipe technique de l’Agence pour la Transformation de l’Agriculture (ATA-RDC) et sous la supervision de l’Ingénieur Samy Bacigale, chef du bureau de l’Institut International d’Agriculture Tropicale en Afrique, il a indiqué que la mise en marche effective de ces usines est prévue dans les prochains jours.

Ces unités industrielles sont implantées dans le cadre du programme volontaire d’agriculture, à Bwegera, sous la société Bio Agro Business (BAB).

Malgré les conflits qui affectent cette région, les agriculteurs restent mobilisés pour améliorer la production locale. Les petits producteurs sont soutenus dans le cadre du programme de l’Agence de Transformation Agricole en RDC (ATA-RDC), avec l’appui technique de l’Institut International d’Agriculture Tropicale (IITA) et de l’Institut Africain de Leadership Agricole (AALI), en partenariat avec Bio Agro Business (BAB) ainsi que des institutions nationales telles que l’Institut National pour l’Étude et la Recherche Agronomiques et l’Inspection Provinciale de l’Agriculture du Sud-Kivu.

Devant les communautés locales, le Ministre d’État Aimé Bodji Sangara a réaffirmé son engagement personnel à voir ce projet évoluer rapidement et dans les meilleurs délais : « Je m’investirai personnellement pour que la construction des usines de transformation du manioc et du maïs, situées sur le site du Volontariste Agricole de Bwegera, soit achevée afin de pouvoir absorber toute la production de manioc et de maïs de la plaine de la Ruzizi. »

Les nouvelles techniques agricoles et les technologies modernisées, intégrées dans le cadre d’ATA-RDC, ont permis d’augmenter les rendements : le manioc passe de 7 à 16 tonnes par hectare, et le maïs de 2 à plus de 4 tonnes par hectare.

La mise en service de ces usines créera des emplois pour les jeunes et les femmes, tout en contribuant à réduire l’enrôlement des jeunes à risque par les groupes armés. Ces unités utilisent également les épluchures de manioc, le son de maïs comme aliments pour poissons et poules, ainsi que l’amidon de manioc comme matière première pour la fabrication de spaghettis, une activité menée par de jeunes entrepreneurs à Uvira et dans ses environs.

René BAGALWA / RDC

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