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Environnement

Urgence Climatique : L’Art, l’Arme Verte de la Jeunesse Congolaise

Brazzaville s’est transformée en scène de la conscience écologique le 10 janvier 2026. Sous l’impulsion de la Ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Secrétaire Exécutive de la Commission Climat du Bassin du Congo,  Arlette SOUDAN-NONAULT, la finale du Concours national artistique sur le changement climatique, placée sous le thème  « Activons-nous pour l’urgence climatique », a révélé une jeunesse congolaise déterminée à protéger son patrimoine naturel. Entre peinture et théâtre, ces jeunes talents, soutenus par le Fonds d’adaptation, ont utilisé l’art comme un cri de ralliement pour mobiliser le pays face aux défis climatiques.

Ce n’était pas une simple remise de prix, mais un véritable plaidoyer visuel et scénique en faveur de l’environnement. Face à la montée des eaux, à la déforestation et aux dérèglements saisonniers, le gouvernement par l’entremise du Ministère de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, a choisi une arme de sensibilisation massive : la créativité.

La finale du Concours national artistique sur le changement climatique qui a connu particulièrement  l’implication du Ministère de l’Industrie Culturelle, Touristique, Artistique et des Loisirs et l’Organisation des Nations-Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO), a démontré que l’art reste l’un des leviers les plus puissants pour responsabiliser les populations et répondre ensemble, à la crise environnementale qui menace le Bassin du Congo. Cette collaboration interinstitutionnelle souligne que la question environnementale est désormais transversale : elle touche aussi bien à l’éducation qu’au patrimoine culturel du pays.

DES CHEFS-D’ŒUVRE POUR UN PLAIDOYER VERT

Venus des 12 départements de la République du Congo, ces jeunes  ambassadeurs du climat ont investi la scène avec une mission claire : responsabiliser les communautés. Dans la catégorie peinture, les toiles ont crié la beauté fragile de la biodiversité congolaise, tandis que sur les planches, les troupes de théâtre ont mis en scène les conséquences dramatiques de l’inaction humaine.

Ce concours marque l’Aboutissement du Programme national de sensibilisation environnementale par les arts. Dans  son allocution, la Ministre de l’Industrie Culturelle, Touristique, Artistique et des Loisirs, Lydie PONGAULT, a réitéré l’engagement du gouvernement à faire de la culture un lévrier stratégique du développement durable, tout en rappelant que la culture artistique est au cœur des stratégies d’éducation, de citoyenneté et de protection de l’environnement.

« Face à l’urgence climatique, il est nécessaire d’explorer tous les leviers capables de toucher les consciences. L’art par sa capacité à émouvoir, à questionner, à  rassembler, constitue un outil puissant de sensibilisation en particulier auprès des jeunes générations. A travers le théâtre et les arts plastiques, ces élèves ont appris à observer leur environnement, à comprendre les enjeux climatiques et à traduire leur préoccupation […] A travers vos créations, vous nous rappeler que la lutte pour l’engagement climatique est une responsabilité collective qui commence ici et maintenant […] Les œuvres produits et messages portés, continueront à vivre notamment à travers les actions de valorisation et d’exposition afin de prolonger cette dynamique de sensibilisation auprès du grand public », a-t-elle déclaré.

L’APPUI DÉCISIF DU FONDS D’ADAPTATION

Cette phase finale du Concours National Artistique sur le Changement Climatique et le Développement Durable qui fédère la jeunesse de toute la République du Congo autour de l’urgence climatique, s’inscrit dans le cadre du projet de renforcement des capacités d’adaptation des communautés vulnérables vivant dans le bassin du fleuve Congo.

Pour la première fois, une initiative artistique de cette envergure a été portée par le financement du Fonds d’adaptation. Ce levier financier international, habituellement dédié à des infrastructures lourdes, reconnaît ici l’importance capitale de la sensibilisation humaine. Sans adhésion des populations, aucun projet technique ne peut durer. En misant sur les jeunes, le Congo investit sur ceux qui hériteront du Bassin du Congo.

Grâce à un appui de 5 milliards de FCFA du Fonds d’adaptation, le Congo met en œuvre un programme d’envergure pour fortifier la résilience climatique des habitants du Bassin du fleuve Congo, placés au cœur des priorités nationales.

A travers ce concours national artistique sur le changement climatique, l’Organisation des Nations-Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO), par le biais de sa Représentante Résidente en République du Congo, Fatoumata Barry MAREGA, a mis un accent sur l’éducation dans la lutte contre le changement climatique.

« L’éducation ne se limite pas aux salles de classe, elle se nourrit aussi de la culture, de la créativité et de l’expression artistique en transformant les connaissances scientifiques en messages accessibles et porteur d’émotion. A travers la peinture et le théâtre, les jeunes participants ont été invités à s’approprier des notions clés du changement climatique, à les relier aux réalités locales et à valoriser le patrimoine naturel du Congo », a-t-elle affirmé.

Cet événement démontre que la jeunesse congolaise  n’est pas seulement spectatrice, mais actrice du changement, a-t-on pu percevoir lors de cette cérémonie officielle qui a réuni de nombreux représentants des institutions publiques et privées.

UNE JEUNESSE POUR L’ACTION CLIMATIQUE

Au-delà de la compétition, l’événement a servi de plateforme de dialogue entre les décideurs publics et la société civile. Les représentants des secteurs public et privé présents ont pu constater la maturité d’une jeunesse qui refuse d’être spectatrice de la dégradation de son environnement. Chaque pinceau levé et chaque mot déclamé portait l’espoir d’un changement de comportement immédiat.

Clôturant cette cérémonie relative à la finale du Concours national artistique sur le changement climatique qui a révélé trois lauréats par catégorie, la Ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Secrétaire Exécutive de la Commission Climat du Bassin du Congo,  Arlette SOUDAN-NONAULT, a rappelé que la lutte contre le changement climatique est un combat de longue haleine où la culture joue un rôle de catalyseur, tout en encourageant le talent artistique des jeunes dans la lutte contre le réchauffement climatique.

« Ce concours dépasse le cadre de la simple création artistique. C’est un appel vibrant à la conscience collective, un espace où l’art devient, entre les mains de la jeunesse, un puissant levier d’éducation environnementale. Partout dans le monde, les jeunes sont au cœur de la révolution écologique. À travers la peinture et le théâtre, nos jeunes se révèlent être de véritables ambassadeurs du climat, capables de transformer des données techniques en messages sensibles et percutants pour leurs communautés. Chers candidats, À travers vos œuvres, vous avez su traduire les réalités climatiques en messages forts et porteurs de sens. Vos créations illustrent l’impact des changements climatiques sur nos forêts, nos cours d’eau et nos modes de vie, tout en appelant à la responsabilité de chacun. Vous démontrez ainsi que l’art est l’allié indispensable des politiques de sensibilisation. J’invite les ONG, les associations et les institutions éducatives à amplifier la voix de ces jeunes par des campagnes de sensibilisation d’envergure », a-t-elle conclu.

Ce concours s’est également inscrit dans une volonté globale de faire de la République du Congo un leader mondial de la diplomatie climatique.

Alors que les rideaux de cette édition sont tombés, les échos des mots déclamés et des couleurs étalées résonnent encore comme un appel à l’action collective. Si les œuvres seront sans doute exposées d’après la Ministre Lydie PONGAULT, le véritable succès de ce concours se mesurera dans les rues, les forêts et les foyers du Congo. Car si l’art a donné une voix à l’urgence climatique, c’est désormais aux actes de prendre le relais. La jeunesse a tracé la voie ; il ne reste plus qu’à la suivre.

Marie CHOCO

 

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