
Les membres du consortium scientifique composé de l’Université Marien Ngouabi, de l’Université Libre de Bruxelles, du CIRAD et de l’entreprise CIB-Olam Agri se sont réunis, du 29 au 30 septembre 2025, lors d’un atelier pour faire le bilan du projet intitulé « Déterminants écologiques et génétiques de la qualité du bois de certaines essences exploitées en République du Congo », qui vient de se conclure.
Ce projet avait pour objectif d’approfondir la connaissance des facteurs écologiques et génétiques qui affectent la qualité du bois, tout en développant les compétences locales à travers la formation de trois étudiants en master.
« Nous avons observé qu’il peut y avoir des différences significatives au sein d’une même espèce. Cela nous a amenés à nous interroger sur les raisons de ces variations de qualité : sont-elles dues à l’environnement ou au patrimoine génétique ? Ainsi, nous avons décidé de mener cette étude. Les travaux de terrain sont maintenant achevés et la rédaction des rapports a débuté. La Suisse a constaté que, pour certaines espèces, l’impact de l’environnement est notable, tandis que pour d’autres, cet effet semble moins prononcé, ce qui souligne l’importance du patrimoine génétique. Nous poursuivrons l’exploitation et la valorisation de ces résultats, tant pour notre intérêt que pour les partager lors de conférences internationales », a expliqué le professeur Joël Loumeto.
« Les résultats obtenus sont riches d’enseignements. Ils soulignent l’importance de considérer à la fois la diversité écologique des milieux et la variabilité génétique des essences pour améliorer la valorisation industrielle du bois et garantir une exploitation durable. Ce projet dépasse le cadre scientifique. Je suis convaincu que les échanges durant ces deux jours seront fructueux et consolideront nos partenariats scientifiques et institutionnels pour d’autres projets à venir », a déclaré Parisse Akouango, le président de l’Université Marien Ngouabi,
Selon les scientifiques présents à cet atelier, le projet en phase de clôture est le fruit d’un partenariat scientifique basé sur une approche multidisciplinaire alliant écologie, génétique et qualité du bois. Il a permis d’approfondir la compréhension de certaines essences majeures pour l’économie forestière nationale, à savoir l’Ayous, le Limba et le Padu.

Financé par le CIFOR-ICRAF, ce projet a également contribué à la formation de jeunes étudiants congolais, un acquis précieux pour ces chercheurs africains. Les différents représentants des pays membres ont deux jours pour évaluer la mise en œuvre dudit projet et formuler des recommandations pour la valorisation des acquis.
Les participants ont échangé sur les perspectives de mise en œuvre des résultats, en particulier en ce qui concerne les politiques, la gestion forestière et la sélection génétique. Ils ont également pris en compte les opinions et recommandations des parties prenantes pour élaborer une feuille de route pour les actions après le projet, englobant la recherche, la sensibilisation et le plaidoyer en faveur du financement,
Le secteur du bois constitue un enjeu majeur pour le développement socio-économique de la République du Congo et de sa région. Une compréhension approfondie des facteurs écologiques et génétiques offre de nouvelles opportunités pour une gestion durable des ressources forestières et le renforcement de la filière bois. Les conclusions des rencontres prévues les 29 et 30 septembre 2025 à Brazzaville devraient établir de nouvelles fondations scientifiques pour une gestion forestière durable, prenant en compte à la fois la diversité écologique des habitats et le potentiel évolutif des essences ligneuses exploitées.
Wilfrid Lawilla DIANKABAKANA






