Un forum se mesure aussi à ce qu’il laisse derrière lui. À cet égard, la première édition du Forum multi-acteurs pour le développement de la communication et de l’information environnementale dans le Bassin du Congo FOMADECIE-BC en sigle tenu du 22 au 25 avril 2025 à Brazzaville, en République du Congo commence à produire des résultats concrets. Quelques mois après les engagements pris à l’occasion de cette rencontre, le RECEIAC dispose désormais d’un espace de travail au siège de la COMIFAC à Yaoundé. Une avancée qui illustre la capacité du FOMADECIE-BC à transformer le dialogue entre acteurs en initiatives concrètes au service de la coopération régionale.
La promesse est devenue réalité. À Yaoundé, la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC) a mis à la disposition du Réseau des Communicateurs pour l’Environnement et l’Information en Afrique Centrale (RECEIAC) un bureau au sein de son immeuble siège, situé dans le quartier Etoudi.
Derrière cette décision, il y a un engagement pris lors de la première édition du FOMADECIE-BC. En marge du forum, le Secrétaire exécutif de la COMIFAC avait annoncé son soutien au réseau régional des communicateurs. Cette annonce vient aujourd’hui de franchir le cap des intentions : le RECEIAC dispose désormais d’un espace opérationnel, identifié à la porte 412 du siège de la COMIFAC, pour développer ses activités au niveau régional.
Quand un engagement pris autour d’une table devient une réalité
C’est précisément dans cette capacité à créer des passerelles et à faire émerger des solutions que réside l’un des principaux enseignements de cette première édition.
Le FOMADECIE n’a pas vocation à être un rendez-vous supplémentaire inscrit dans l’agenda des acteurs de l’environnement. Son ambition est de réunir autour des mêmes enjeux les institutions, les organisations régionales, les professionnels de l’information et de la communication, la société civile et les autres parties prenantes afin de faire émerger des réponses adaptées aux défis du Bassin du Congo.
La mise à disposition d’un bureau au RECEIAC constitue, à ce titre, un premier signal particulièrement significatif : une rencontre multi-acteurs peut déboucher sur des décisions, renforcer les capacités des réseaux régionaux et créer des conditions favorables à une action plus structurée.
Un partenariat institutionnel qui renforce les capacités régionales
L’appui de la COMIFAC au RECEIAC s’inscrit par ailleurs dans une dynamique plus large. La Commission accompagne déjà plusieurs plateformes régionales de la société civile œuvrant dans le Bassin du Congo, notamment le REPALEAC, le REJEFAC, le REFADD et le REFACOF, qui bénéficient également d’espaces au sein de son siège.
Cette nouvelle étape franchie avec le RECEIAC vient ainsi conforter la place de la communication et de l’information environnementale dans la dynamique de coopération régionale.
Créé en mars 2013 à Yaoundé sous l’égide de la COMIFAC et de la CEEAC, le RECEIAC rassemble notamment les chargés de communication des ministères en charge des forêts et de l’environnement des pays membres de la COMIFAC, des journalistes spécialisés ainsi que des responsables de communication d’organisations et d’institutions régionales du secteur forêt-environnement.
Un premier résultat qui en appelle d’autres
Le véritable intérêt de cette expérience est peut-être là : montrer qu’un forum peut servir de catalyseur à des initiatives qui dépassent la durée de l’événement lui-même.
Le résultat obtenu à la suite de la première édition constitue ainsi un élément tangible pour les partenaires qui souhaitent accompagner la deuxième édition prévu pour le mois d’avril 2027. Il démontre qu’investir dans un cadre de dialogue régional ne revient pas simplement à soutenir un événement, mais peut contribuer à faire émerger des engagements, à rapprocher les institutions et les réseaux et, surtout, à créer les conditions d’actions durables.
À l’heure où se prépare la deuxième édition du FOMADECIE, cette première concrétisation donne une portée particulière à la démarche. Elle rappelle qu’en matière de communication environnementale, les rencontres prennent toute leur valeur lorsqu’elles débouchent sur des collaborations structurantes.
Le premier forum a donc laissé plus qu’un souvenir : il a contribué à faire naître une réalité institutionnelle. Et c’est sans doute l’un des meilleurs arguments pour poursuivre la dynamique, élargir le cercle des partenaires et faire de la prochaine édition un nouveau point de départ pour des engagements encore plus ambitieux en faveur de l’information, de la communication et de la protection de l’environnement dans le Bassin du Congo.
Jany ELENGA



