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Conservation

Congo/SNPC : Raoul Maixent Ominga détaille la vision et les succès du projet Eco-Zamba

De l’extraction pétrolière à la régénération forestière, il n’y a qu’un pas que la SNPC a franchi avec détermination. Raoul Maixent Ominga, son Directeur Général, revient sur l’épopée d’Eco-Zamba, un défi présidentiel devenu une référence mondiale en matière de compensation carbone et d’économie verte.

Un défi né sous un feu de camp

Tout projet d’envergure possède une âme, une origine. Pour Eco-Zamba, l’étincelle est venue d’une instruction du Chef de l’État. Après avoir visité le projet forestier de Total BaCaSi (Batéké Carbon Sink), Raoul Maixent Ominga partage son émerveillement avec le Président : « Le pays est beau, il y a des endroits magnifiques à découvrir ». La réponse du Chef de l’État ne se fait pas attendre : « Et vous, ne pouvez-vous pas faire la même chose ? ».

Le défi est lancé. Pourtant, en interne, la résistance est forte. « 90 % de mes collègues étaient contre », confie le DG. Sortir du périmètre pétrolier pour planter des arbres semblait alors hors sujet. Mais la vision du leader est claire : la SNPC, industrie extractive émettrice de gaz à effet de serre, doit faire amende honorable. L’objectif ? La compensation carbone.

5 000 hectares de réussite concrète

Pour transformer cette ambition en réalité, la SNPC s’est entourée des meilleurs : le ministère de l’Économie forestière et des cabinets d’expertise internationale. Le résultat est aujourd’hui palpable avec 5000 hectares de verdure à Ngo, là où régnait autrefois la savane.

« C’est aujourd’hui un projet de référence », affirme fièrement Raoul Maixent Ominga. Lorsqu’il se rend dans les sommets internationaux, Eco-Zamba est le porte-étendard du savoir-faire écologique congolais. Mais au-delà des chiffres, c’est la métamorphose du paysage qui frappe les esprits.

L’économie verte : une main tendue vers la jeunesse

L’ambition d’Eco-Zamba dépasse le simple cadre environnemental. C’est une véritable économie circulaire qui se met en place : – Valorisation des crédits carbone pour financer la transition ; Micro-entreprises locales afin d’intégrer des populations dans la gestion de la forêt. Les populations et les jeunes peuvent cultiver des produits vivriers entre les arbres.

« On peut gagner de l’argent avec un projet écologique », martèle le DG. Pour lui, la terre est une source de dignité. En offrant un ou deux hectares à cultiver à des jeunes, la SNPC leur donne les moyens de réussir par eux-mêmes. Passionné par l’agriculture, il exhorte la nouvelle génération à ne pas hésiter : la terre rapporte et elle ennoblit.

Une invitation à témoigner

Soucieux de transparence et de partage, Raoul Maixent Ominga annonce l’organisation imminente d’une visite de presse sur le site de Ngo. L’objectif est simple : permettre aux médias de « toucher du doigt » cette transition spectaculaire de la savane vers la forêt.

En respectant rigoureusement les cahiers des charges et en plaçant les communautés au cœur de sa stratégie, la SNPC fait d’Eco-Zamba bien plus qu’une plantation, c’est un témoignage vivant de la volonté de l’État de concilier industrie et survie de la planète.

Wilfrid Lawilla DIANKABAKANA

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