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Environnement

À Cotonou, des jeunes catholiques et protestants engagés pour la salubrité de la ville

À l’initiative de l’aumônerie des jeunes du diocèse de Cotonou et de Fondacio Bénin, une centaine de jeunes répartis en trois zones de la capitale économique du Bénin, ont effectué, le 17 avril, un jogging écologique dénommé “Écofooting, protégeons notre maison commune”.

 

Une vingtaine de jeunes catholiques sont sur pied dans le vestibule de la paroisse Sainte Famille de Djidjè, au cœur de Cotonou. Pendant que d’autres dont des jeunes protestants les rejoignent, ils enfilent leurs gilets verts et des gants que leur distribue Jérôme Tozé, coordonnateur en Afrique de Fondacio, un mouvement de droit pontifical.

Une vingtaine de minutes plus tard, après la prière conduite par le père Francis Adimou, aumônier diocésain des jeunes, la caravane s’ébranle en direction de la paroisse Sainte Cécile, à trois kilomètres environ, répartie en petits groupes en raison du contexte sanitaire et escortée par des policiers. Sur leur passage, ces jeunes ramassent tous les sacs en plastique qui traînent, l’opération ayant pour leitmotiv, « Zéro sachet plastique dans la nature ».
« L’objectif principal de cette activité, explique le père Adimou, c’est d’associer le sport dans sa dimension ludique à un geste écocitoyen, le ramassage de sachets plastiques dans la ville de Cotonou ». À Akpakpa tout comme à Zogbo, deux autres quartiers populaires de la ville, la même activité se déroule au même moment.

De l’écologie verte à l’écologie du cœur

Carmel Allagbé, secrétaire général de la coordination des jeunes de la paroisse Sainte Famille de Djidjè, membre de l’équipe organisatrice, se dit très satisfait : « C’est très intéressant cette activité. La preuve, beaucoup de jeunes, difficiles à mobiliser en temps ordinaire, ont manifesté, par leur présence active, leur intérêt pour l’activité ». « Cela dénote, ajoute-t-il, une conscience de l’urgence écologique évoquée par le pape François et à laquelle répond cette opérationSi celle-ci peut être répétée de temps en temps, ce serait très bien ».

« L’enjeu, c’est de ramasser tout ce qui est sachet plastique jeté par nos concitoyens dans la nature » indique Jérôme Tozé. Mais, selon le coordonnateur de Fondacio en Afrique, le projet veut aller au-delà. « Au-delà du ramassage des sachets plastiques, explique-t-il, nous visons également une sensibilisation à une écologie du cœur en droite ligne avec Laudato si, afin de trouver des mécanismes pour amener les gens à changer le comportement ».
Et de lancer : « l’écologie verte oui, mais l’écologie du cœur aussi ! Il nous faut mettre dans le cœur de nos frères et sœurs le Laudato si. Il est urgent d’y travailler dès maintenant ! »

Au Bénin, en effet, une loi datant de 2017 interdit la production, l’exportation, la commercialisation, la détention, la distribution et l’utilisation des sachets plastiques non biodégradables. Mais force est de constater qu’elle n’est pas encore appliquée par tous.

Le projet Agora Ecologica

« Agora Ecologica, c’est un projet initié par Fondacio en partenariat avec l’aumônerie diocésaine de la jeunesse de Cotonou » explique Jérôme Tozé. Trois pays de la sous-région ouest-africaine y participent : le Bénin, le Togo et le Burkina Faso.
« Nous travaillons dans divers secteurs dont l’environnement. Cela va déboucher sur des formations en ligne avec des experts qui ont déjà travaillé sur l’encyclique Laudato Si et les projets qui vont émerger au bout du processus seront soumis à un concours dont les meilleurs seront primés » ajoute-t-il.
La phase d’incubation en cours est coordonnée par l’Institut de Fondacio basé à Lomé au Togo et a obtenu le soutien des évêques des trois villes ciblées prioritairement : Cotonou, Lomé et Ouagadougou.

africa.la-croix.com

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