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Forêt

COMIFAC : la redynamisation de cette institution au centre de la réunion de Brazzaville

Brazzaville, la capitale de la République du Congo,  a abrité, du 13 au 15 mars 2018,  la Session Extraordinaire des Ministres de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC), précédée de la réunion des experts.

Cette rencontre a été un moment de plancher principalement sur le fonctionnement de cette institution sous régionale et apprécier sa performance, en examinant quelques sujets prioritaires de l’existence de la COMIFAC. Peu avant la réunion des ministres, les experts se sont réunis afin de préparer les documents qu’ils ont soumis au Conseil des ministres. Ainsi, parmi les documents examinés, la mise en œuvre du plan d’action biennal 2017-2018, la situation de financement de la COMIFAC et les contributions égalitaires, la situation des experts techniques du Secrétariat exécutif, la mise à jour du budget du Secrétariat exécutif et le rapport de l’audit financier et comptable 2016, la révision de l’accord de siège et des textes fondamentaux de la COMIFAC.

S’agissant principalement du défi de Bonn lancé en Septembre 2011, la Ministre Rosalie MATONDO a relevé dans son message d’ouverture  que ce défi « a trouvé un écho favorable en République du Congo ». Pour illustration, le Programme National d’Afforestation et de Reboisement (ProNAR)  lancé en 2011, a été désigné comme organe de sa mise en œuvre au Congo, avec l’objectif de réaliser un million d’hectares de plantations forestières et agroforestières d’ici 2020, pour la restauration des zones et terres dégradées. Rosalie MATONDO a ainsi rappelé que ce programme  consacre 70 % (700 000 ha) aux industriels, 20 % (200 000 ha) au Service National  de Reboisement (SNR) pour le compte de l’Etat et 10 % (100 000 ha) aux petits exploitants.

Les ministres ont pris acte, quant à l’état d’avancement des projets et programmes sous- régionaux dans le secteur Forêts et environnement et des démarches entreprises pour la préparation des deuxièmes phases de certains de ces projets et programmes. Ils ont remercié les partenaires pour leurs appuis multiformes aux initiatives sous- régionales dans le secteur Forêts et environnement.

De même, ils ont instruit le Secrétariat Exécutif de présenter dans un tableau syno   que et de manière succincte les différents programmes et projets sous-régionaux.

Les ministres de la COMIFAC se sont préoccupés de la situation financière critique que traverse cette institution. Et ont émis une inquiétude, celle de voir cette situation de crise qui perdure est une menace sérieuse pour la survie de la COMIFAC.

Par ailleurs, les ministres ont pris acte de la nécessité pour le secrétariat exécutif de disposer d’experts techniques permanents  en vue  d’assurer la mémoire  institutionnelle  de la COMIFAC. Ainsi, ils ont instruit le secrétariat exécutif de maintenir les contrats  de consultation  jusqu’à la révision  des textes de l’institution.

Le budget 2018 approuvé

En dépit de la situation financière critique que connait la COMIFAC, les ministres ont approuvé le projet de budget 2018 qui s’élève à 2.541.000 de FCFA, soit 3, 874 millions d’Euros.

Les ministres de la COMIFAC ont été informés par l’administration de la Banque Africaine de Développement pour l’Afrique centrale sur la situation du Fonds Forestier du Bassin du Congo qui tire vers la fin de sa vie légale.

En sus, les ministres ont pris acte de la nouvelle Facilitation du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC) qui est désormais assuré par le Royaume de Belgique.

La présidence en exercice de la COMIFAC sera assumée par Sao Tomé et Principe.

En marge de cette réunion, les participants ont participé au  planting circonstanciel réalisé dans le site domanial du ProNAR, situé à BAMBOU MINGALI, dans le district d’IGNIE. Les participants à cette opération d’intérêt planétaire ont au total planté 1306 plants de MiletiaLauranti ou Wéngué en langue locale, sur une superficie de 1,60 hectare. Notons que ce site d’une superficie de 2000 ha de terre acquis, est actuellement boisé à hauteur de 800 hectares.

Wilfrid LAWILLA

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