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Environnement

Le climat au cœur d’un dialogue multi-acteurs au Congo

Le mois de l’environnement cette année en République du Congo s’achève sur une note positive avec notamment la tenue ce 25 JUIN 2026 à l’Institut Français du Congo de Brazzaville, du « Dialogue multi-acteurs sur l’action climatique au Congo ».

Organisé sous le haut patronage de Monsieur Anatole Collinet MAKOSSO, Premier Ministre, Chef du gouvernement, ce dialogue a réuni plusieurs acteurs parmi lesquels des membres du gouvernement, des experts, des partenaires internationaux et la société civile. La rencontre a été marquée par les prises de parole respectives, de Madame Claire BODONYI, Ambassadrice de France au Congo, Monsieur Abdourahamane DIALLO, Coordonnateur résident du système des Nations Unies au Congo, Madame Arlette SOUDAN-NONAULT, Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et du Bassin du Congo, et Monsieur Alphonse Claude NSILOU, Ministre d’Etat, Ministre de la construction, de l’urbanisme et de l’habitat, assurant l’intérim du Premier Ministre durant ces assises. Au terme de ces allocutions d’ouverture, se sont suivi différents panels consacrés aux thématiques liées à l’action et aux enjeux climatiques au Congo.

La question d’un état d’urgence climatique ne se pose plus au sein des pays du bassin du Congo, dans un contexte où les populations mondiales et, plus encore, celles des pays en développement, nettement plus vulnérables, subissent de plein fouet les retombées de ce dérèglement. Face à ces défis, le gouvernement congolais, en synergie avec ses différents partenaires techniques et financiers, multiplie les initiatives pour renforcer la résilience des écosystèmes et des communautés tout en promouvant un développement durable. A ce propos, le Ministre d’Etat affirme : « Les perturbations climatiques observées ces dernières années nous rappellent l’urgence d’intégrer pleinement la dimension climatique dans nos politiques et stratégies sectorielles et nos modes de développement ».

Alphonse Claude NSILOU, Ministre d’Etat, Ministre de la construction, de l’urbanisme et de l’habitat

La Ministre de l’environnement pour sa part, s’est penchée sur la question du financement, un impératif pour la préservation des écosystèmes du bassin du Congo, écosystèmes qu’elle qualifie de cœur vert de la planète à l’exemple de la tourbière de Ngamakala, située à Lifoula, à environ 35 kilomètres de Brazzaville, vieille de près de 25 milliards d’années.

Arlette SOUDAN-NONAULT, Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et du Bassin du Congo

« Le Congo ne devrait pas avoir à choisir entre son développement économique et la protection de ses écosystèmes », propos de l’Ambassadrice de France au Congo, s’alignant avec la vision de la Ministre. Le Bassin du Congo rend des services écosystémiques à la planète, et représente un bien public mondiale, la France déploie donc depuis quelques années une diplomatie et un partenariat d’accompagnement pour une transition écologique progressive, réaliste et adaptés aux contextes et réalités du pays.

Claire BODONYI, Ambassadrice de France au Congo

Les Nations Unies quant à elles, réaffirment leur engagement en faveur de l’action climatique. Le Coordonnateur résident du système des Nations Unies au Congo a indiqué que l’organisation prépare actuellement son prochain cadre de coopération pour la période 2027-2031, lequel sera aligné sur le futur Programme national de développement. Il a précisé que les enjeux climatiques y occuperont une place transversale, avec un accent particulier sur l’accompagnement de la mise en œuvre de la CDN 3.0.

Durant les différents panels les questions de : Nexus climat, résilience et sécurité alimentaire, incluant les services climatiques, action anticipatoire et résilience communautaire ; Impact du changement climatique sur l’eau et l’assainissement ; Opportunité de développement d’une économie bleue en République du Congo ; Activités génératrices de revenus pour la préservation des écosystèmes de tourbières, ont été au cœur des discussions.

Au terme de ces échanges très riches entre les différents acteurs, les participants ont réaffirmé la nécessité de renforcer la synergie des interventions face aux défis climatiques. Les discussions ont permis de mettre en lumière les priorités communes et les perspectives d’action, dans une dynamique de coopération renforcée en faveur d’un développement durable et résilient.

Michelle MBOUSSA

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