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Forêt

Village olympique Paris 2024 : les pays de la COMIFAC plaident pour la reconnaissance de ses bois tropicaux

M. Jules Doret Ndongo, président de la COMIFAC

Invitée à prendre part active à la conférence Initiative de Paris pour la protection des Forêts d’Afrique centrale, le 6 octobre 2021, la délégation de la Commission des Forêts d’Afrique centrale (COMIFAC) conduite par Jules Doret Ndongo et Hervé Martial Maidou respectivement, ministre de la forêt et de la faune du Cameroun, président et Secrétaire Exécutif de cette institution, a fait entendre la voix des pays de la sous-région sur le boycott des bois tropicaux d’Afrique centrale par le chantier olympique de Paris 2024.

Profitant de la tribune de cette conférence qui a regroupe des experts, des partenaires techniques et financiers ainsi que les décideurs, la COMIFAC par la voix de Jules Doret Ndongo, président de la COMIFAC a fustigé l’attitude des bailleurs de Fonds et de la communauté internationale du jugement qu’ils en font sur les forêts de l’Afrique centrale.de leur part. 

Décidé de boycotter les bois tropicaux d’Afrique centrale par le chantier de construction du village olympique de Paris 2024, Jules Doret Ndongo a plaidé à reconnaitre les bois tropicaux de l’Afrique centrale au regard des efforts que les pays de la COMIFAC ne cessent de consentir dans la certification et la traçabilité des produits issus du Bassin du Congo, notamment sur le bois et les aires protégées. 

« Aujourd’hui, pour la conservation de ses riches biodiversités, les pays de l’espace COMIFAC ont créé 206 Aires protégées toutes catégories confondues, occupant 799.000 Kilomètres carrés. Donc, 13 aires protégées classées patrimoine mondial, 51 sites RAMSAR et 13 réserves de UCR ». a-t-il rappelé, avant d’ajouter «  Il convient également de signaler à ce jour, que l4afrique centrale enregistre environ 24 millions d’hectares de forêts aménagés dont 5,3 millions certifiées suivant des standards de gestion responsable. Par ailleurs, plusieurs mesures ont été prises dans le cadre du processus Flegt pour renforcer la lutte contre l’exploitation forestière illégale ».

Jules Doret Ndongo a, solennellement, informé la communauté internationale de l’initiative prise par les pays de la CEMAC et la RDC sur l’exploitation du bois de la sous-région. « Il a donné J’ai le plaisir également de vous informer que la zone CEMAC plus la RDC a prévu d’interdire à partir de janvier 2023 l’exportation du bois sous forme de grumes comme vous le savez le débat sur la plus-value acquise par la transformation est désormais clos ».

Donc, au regard des chiffres et des efforts qui sont consentis par les pays de la COMIFAC, il est injuste que les bois tropicaux de l’Afrique centrale soient boycottés par le chantier de construction du village olympique de Paris 2024. Ce grand plaidoyer que doit mener la délégation de la COMIFAC, représentée par Jules Doret Ndongo, Ministre des forêts et de la faune et par ailleurs Président en exercice de la COMIFAC, Hervé Martial Maidou, Secrétaire Exécutif et Florence Palla, coordonnatrice du projet RIOFAC, sans oublier des experts en la matière.

Des efforts consentis, mais moins compensés

L’opportunité a été donnée au ministre de la forêt et de la faune du Cameroun et président en exercice de la COMIFAC de peintre le tableau luisant des politiques mises en place pour la bonne gestion durable des forêts de l’Afrique centrale. « Les forêts d’Afrique centrale, la COMIFAC c’est 300 million d’hectares et ces 300 millions d’hectares constituent un puit de carbone équivalent à 6 millions d’émissions mondiales. Les récentes estimations des chercheurs de Global Forest Watch, fort état de ce que la moyenne d’émission de ces forêts stagne à 500 millions de tonne. Tandis que la moyenne d’absorption atteint 1,1 milliards de tonne de carbone par an ». a déclaré. Jules Doret Ndongo

Développant son argumentaire, Jules Doret Ndongo pense qu’« aujourd’hui, pour la conservation de ses riches biodiversités, les pays de l’espace COMIFAC ont créé 206 Aires protégées toutes catégories confondues, occupant 799.000 Kilomètres carrés. Donc, 13 aires protégées classées patrimoine mondial, 51 sites RAMSAR…  Il convient également de signaler à ce jour, que l4afrique centrale enregistre environ 24 millions d’hectares de forêts aménagés dont 5,3 millions certifiées suivant des standards de gestion responsable. Par ailleurs, plusieurs mesures ont été prises dans le cadre du processus Fleght pour renforcer la lutte contre l’exploitation forestière illégale ».

Au regards des chiffres qui parlent d’eux-mêmes, l’on peut dire et être fier d’affirmer que ces forêts constituent une réserve de carbone d’importance mondiale. Elles assurent le recyclage de l’eau critique d’une grande partie de l’Afrique. Ces forêts sont habitées par un assemblage les plus diversifié des plantes et d’animaux comprenant plus de 40 espèces de mammifères. Leurs richesses et leur diversité constituent une ressource importante critique pour les dizaines de millions de personnes en Afrique et au-delà.

Quid sur la COMIFAC

La Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC) est une organisation intergouvernementale de référence en matière d’harmonisation et de suivi de la mise en œuvre des politiques forestières et environnementales en Afrique centrale. Elle est née de la volonté des Chefs d’Etat après la déclaration de Yaoundé en 1999, devrait de manière concertée à la conservation et à la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale. La COMIFAC c’est dix Etats et 192 millions d’habitants.

Wilfrid Lawilla DIANKABAKANA

 

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