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Forêt

Alternative sur le développement durable en Afrique, entre changements climatiques, et baisse de la pêche et des surfaces de forêts

Le bambou fait partie des plantes à fleurs et plus particulièrement des monocotylédones, lance média terre hier, à sa Une.  Il appartient à la sous-famille des bambousoïdées (Bambusiadeae). C’est une graminée, au même titre que le blé, le riz, les palmiers ou le roseau, d’où son appellation « d’herbe géante ». Il est classifié parmi les produits forestiers non ligneux, bien que sur le plan technologique il possède des caractéristiques très proches de celles du bois. Aussi, il pousse principalement dans les zones chaudes et humides d’Asie, d’Amérique, d’Afrique et d’Océanie. Il peut aussi pousser dans les zones tempérées, comme en Europe où il a été importé, voire dans des zones froides et à des altitudes très élevées, comme en Équateur ou dans l’Himalaya (jusqu’à 4 000 mètres d’altitude et à une température atteignant -25 °C l’hiver). Certaines espèces supportent de fortes sécheresses, d’autres encore les inondations et quelques-unes résistent même au gel. Média terre précise que les forêts de bambou s’étendent dans le monde entier sur près de 37 millions d’hectares, ce qui représente 3,2 % des surfaces mondiales en forêt, dont 65 % en Asie (principalement en Inde, avec 11,4 millions d’hectares, et en Chine avec 5,4 millions), 28 % en Amérique et 7 % en Afrique. Les surfaces de bambou sont supérieures à un million d’hectares au Brésil, en Indonésie, au Laos et au Nigéria. Elles dépassent les 800 000 ha au Myanmar, au Chili, en Éthiopie et au Vietnam. Cependant, le site explique que la séquestration du carbone ou l’absorption des gaz à effet de serre par le bambou serait de 5 fois plus importante que par un arbre sur pied de volume équivalent, en plus de produire 35% d’oxygène supplémentaire. Une bambouseraie d’un (01) hectare peut capter jusqu’à 60 tonnes de CO2 par an suivant l’espèce et le type de culture. Ce qui correspond à une rétention de 30 fois plus importante que la culture d’autres plantes. Une étude menée à l’université de DELFT (Pays-Bas) sur l’évaluation du cycle de vie (LCA – Life Cycle Assessment), montre que des produits en bambou industriel, tels que les revêtements de sol, les panneaux et les poutres ont une émission négative de CO2 même après avoir été produits en Chine et expédiés en Europe. Simultanément, l’utilisation du bambou comme source d’énergie en remplacement des carburants fossiles a entrainé une réduction supplémentaire des déchets de bambou. Selon Dr Hans Friedrich en marge de la COP 12 sur la biodiversité, les bambous peuvent contribuer directement aux Objectifs 14 et 15 d’Aichi sur la biodiversité. Ce qui serait pour lui une réponse à la déforestation. Une des études de cas présentées dans un rapport publié par #INBAR, la #FAO et le #NEPAD en 2018 présente un exemple où 80 000 hectares de terres dégradées ont été ramenés à la productivité grâce au bambou à Allahabad en Inde. Selon le programme des Nations unies, pour l’environnement (PNUE), il existe 2000 emplois de cette plante. Selon la Chine il en existe plus de 10 000. Le bambou représente donc un potentiel immense de création d’emplois, de même utilisé dans la construction, il réduirait considérablement les coûts de construction permettent ainsi à toutes les couches sociales de se faire un abri descend. Selon lNBAR1, le bambou est une réponse à 7 des 17 objectifs du développement durable : ODD1, ODD7, ODD11, ODD12, ODD13, ODD15, ODD17.

Algérie : parution du livre blanc sur l’impact des changements climatiques

Annoncé dimanche, la parution du livre blanc sur l’impact des changements climatiques en Algérie par le ministère de la Transition énergétique et des énergies renouvelables. Ce document a été élaboré sur instruction du Premier ministre, Abdelaziz Djerad, qui a chargé le département de M. Chems Eddine Chitour d’engager une réflexion sur les effets des changements climatiques en Algérie, a indiqué le ministère dans un communiqué, rapporte APS sur son site. « Cette réflexion, qui liste d’une façon non exhaustive, les dégâts humains et matériels occasionnés par les changements climatiques, a été le fruit de la participation de plusieurs départements ministériels et d’universitaires spécialistes de l’environnement », précise la même source. Le livre blanc décrit les pertes dues aux perturbations climatiques et les efforts qu’a faits l’Algérie pour en atténuer les effets, selon le communiqué. « En s’impliquant dans la diminution des gaz à effets de serre (GES), l’Algérie souhaite que l’effort réalisé puisse pouvoir être apprécié à sa juste valeur par les organisations internationales en charge du climat, notamment dans le futur, du fait de l’impact négatif dû au stress hydrique », conclut le communiqué. Dans le résumé de présentation au dos du livre, signé par M. Chitour, il est précisé que cet ouvrage « plaidoyer » n’a pas la prétention d’être exhaustive en rapportant toutes les pertes multidimensionnelles que l’Algérie a subies, du fait des perturbations dues aux changements   climatiques. Il a, cependant, pour ambition d’attirer l’attention sur les efforts réalisés pour atténuer les effets néfastes dus en définitive à une consommation encore importante d’énergie fossiles. « L’Algérie fait siens les objectifs du développement du millénaire et sera fidèle à ses engagements qu’elle atteindra d’autant plus vite qu’elle est accompagnée dans leur réalisation », est-il mentionné.

Lac Victoria, les pêcheurs s’inquiètent sur la baisse du nombre de poissons

En 2018, le chercheur kényan Anyang’ Nyong’o avait lancé un message d’alarme, informe RFI. Dans 50 ans, si la pollution n’est pas contrôlée, le lac Victoria pourrait être vidé de sa biodiversité. Dans le quartier de Ggaba, en périphérie de la capitale Kampala, les habitants peinent déjà à vivre uniquement de la pêche. Debout sur son bateau, rapporte RFI, Mohamed Tambura sort lentement son filet de pêche de l’eau. Si quelques algues sont restées coincées entre les ficelles, aucun poisson ne remonte à la surface. « On a laissé le filet toute la nuit, et ce matin, quand on est revenu, aucun poisson, rien. Il y a de moins en moins de poissons dans le lac, c’est de plus en plus dur de pêcher assez pour s’en sortir », se désole-t-il. La baisse du nombre de poissons dans le lac Victoria, Mohamed l’observe depuis quelques années déjà. Vivre uniquement de la pêche est devenu presque impossible pour lui, il doit donc trouver d’autres activités pour s’en sortir. « Quand la pêche devient vraiment difficile, chez nous, on cultive nos terres, on vend du poulet, du bétail, pour pouvoir gagner assez d’argent et nourrir notre famille », ajoute Mohamed. Sur le marché du quartier de Ggaba, au bord du lac Victoria, beaucoup de pêcheurs font grise mine. Les prises se font de plus en plus rares pour Tom Washega, qui travaille ici depuis près de 30 ans. Il regrette de voir de plus en plus de bidons, sacs, bouteilles flotter partout sur le lac, et dans lesquels beaucoup de poissons meurent, pris au piège. « Quand on sort les filets de l’eau, qu’ils sont très lourds, on pense qu’on a attrapé beaucoup de poissons. Mais on se rend vite compte que le filet est rempli de bouteilles et de sacs plastiques. De toute façon, quand il y a trop de pollution, les poissons ne restent pas. Ils vont dans les zones où il y a le plus d’oxygène dans l’eau », dit-il. D’après RFI, Tom doit maintenant s’éloigner toujours plus de Kampala pour pêcher, faute de poissons aux abords de la ville. Un phénomène que Peter Soreja, pêcheur lui aussi, observe également, mais qu’il n’attribue pas simplement à la pollution. « Quand on voit les filets de pêche illégaux, ils récupèrent tous les poissons, même les plus petits, les plus jeunes. Alors que moi, avec le bon filet, je n’ai rien ! Et dans le lac, on voit beaucoup de bateaux qui utilisent ces filets pourtant interdits », déplore Tom. L’Union internationale de la conservation de la nature alerte sur la situation du lac Victoria : 76 % des espèces de poissons sont selon l’organisation en danger d’extinction, notamment à cause de la pêche illégale et de la pollution, conclut RFI.

L’Afrique a perdu annuellement des hectares de forêts

Le continent a perdu environ 3,9 millions d’hectares de forêts chaque année – plus que tout autre continent – entre 2010 et 2020, selon les projections du Centre africain des politiques climatiques de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), a-t-on lu le 26, sur Réussir Business. Le changement climatique observé actuellement sur le continent coûtera aux pays africains entre 2 et 5% du produit intérieur brut (PIB) d’ici 2030. « La crise du COVID-19 se déroule dans un contexte de changement climatique et de perte de biodiversité jusqu’ici invisible », a déclaré M. Jean-Paul Adam, directeur de la technologie, du changement climatique et de la gestion des ressources naturelles à la CEA, relève Réussir Business. M Adam a également souligné que la crise climatique ne devrait pas être traitée comme distincte des crises sanitaires et économiques provoquées par la pandémie parce que « les trois crises et leurs solutions sont interconnectées. » Aussi, « les trajectoires de croissance actuelles suggèrent que de nombreux pays ne parviendront pas à atteindre les ODD d’ici 2030 », a-t-il déploré. À cet effet, il a souligné l’importance de « reconstruire nos systèmes socio-économiques en tirant parti des opportunités offertes par les trajectoires de développement vert et sobre en carbone en vue de construire une Afrique résiliente, inclusive et durable ». Enfin, c’est dans ce contexte que les délibérations du septième Forum régional africain sur le développement durable (ARFSD2021) évolueront autour du thème « Mieux avancer : vers une Afrique résiliente et verte pour réaliser l’Agenda 2030 et l’Agenda 2063 ». Selon Réussir Business, le forum régional est un événement annuel de la CEA qui vise à faire progresser une mise en œuvre intégrée du Programme 2030 et de l’Agenda 2063. Le site annonce que cet évènement est prévu du 1er au 4 mars 2021. D’après Réussir Business, il sert de plate-forme multipartite pour le suivi et l’examen des progrès et des défis dans la mise en œuvre des deux programmes, tout en renforçant l’apprentissage et la promotion de mesures et d’actions politiques efficaces.

https://www.vivafrik.com/

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