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Forêt

Kenya : des semences d’acacia pour régénérer les forêts ravagées

Dans une tranche de forêt rasée par des bûcherons, qui borde la réserve naturelle du Masai Mara, une équipe de Rangers disperse de généreuses poignées de ces bombes de graines d’acacia dans la clairière, pour donner à la nature une chance de se régénérer. « Nous les jetons là où nous voyons qu’il y a beaucoup de destruction, de sorte que nous nous attendons à ce qu’une autre nouvelle forêt repousse. Nous avons besoin de la forêt pour que les éléphants qui sont ici puissent réellement obtenir de la nourriture et un habitat », raconte Jackson Maitai, du Mara Elephant Project.

La forêt de Nyakweri, par exemple, a perdu plus de 50 % de sa couverture forestière au cours des deux dernières décennies, ce qui a réduit les habitats clés pour les animaux sauvages. Même si les forêts ne couvrent que 7% de la masse terrestre du Kenya, elles servent également de réserves d’eau et de puissant rempart contre le changement climatique et la désertification.

« Lorsque l’on jette des graines nues dans la nature, elles sont mangées par des souris, des oiseaux et des insectes. Nous les protégeons donc dans la poussière de charbon de bois, pour pouvoir les jeter toute l’année sans avoir à attendre la saison des pluies. Grâce à leur petite couche protectrice les graines tiennent jusqu’à ce que la pluie les lave de la poussière, et qu’elles reviennent à leur état naturel avant de commencer à pousser », déclare Teddy Kinyanjui, co-fondateur de Seedballs Kenya.

Ces simples boules de semence s’attaquent à un problème vieux de cent ans au Kenya. Les arbres ont été abattus en masse par les administrateurs coloniaux pour alimenter un train à travers l’Afrique de l’Est, tandis que les terres sont aujourd’hui défrichées pour l’agriculture et la production de charbon de bois, à mesure que la population du Kenya augmente et s’étend.

Les forêts qui bordent le Masai Mara, le légendaire refuge pour la faune et la flore sauvage et la savane du sud-ouest du pays, ne font pas exception à la règle. Elles ont été défrichées pour les pâturages, les cultures et le charbon de bois, un combustible bon marché.

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