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Conservation

Pourquoi le Kenya recense sa population d’animaux sauvages

Les autorités du Kenya sont en train de recenser l’ensemble de la population d’animaux sauvages qui vit dans ce grand pays de l’est de l’Afrique. Une tâche titanesque. Objectifs : identifier les menaces qui pèsent sur cette faune, et mettre au point des stratégies pour protéger la vie sauvage.
De petits avions à hélice à un seul moteur, des hélicoptères… Ces appareils survolent la savane, les forêts, les déserts et les montagnes du Kenya depuis plusieurs mois.À bord, des observateurs scrutent sans relâche le sol : ils participent au recensement de la faune sauvage de ce pays de l’est de l’Afrique, comme le rapporte la BBC, la radiotélévision britannique, dimanche 22 août 2021.

 

Une tâche titanesque, car « le Kenya fait partie des pays les plus riches de la planète sur le plan écologique et en termes de biodiversité », comme le rappelle l’Agence française de développement.

Ce comptage s’effectue depuis les airs, au sol et en mer : de nombreuses espèces marines, baleines, dauphins ou encore tortues, croisent dans les eaux de ce territoire ouvert sur l’océan Indien.

Ce recensement, le premier du genre à l’échelle du pays, a démarré au mois de mai. Objectifs : identifier les menaces qui pèsent sur la très riche faune du Kenya, mais aussi mettre sur pied des stratégies de protection des animaux, explique l’agence de presse Reuters.

Des espèces menacées

La population de certaines espèces qui vivent dans le pays a connu une baisse importante ces dernières décennies. Ainsi, le nombre de girafes a chuté de 40 % au cours des trente dernières années, selon l’Africa Wildlife Foundation, une fondation spécialisée.

D’autres animaux, comme l’hirola ou le bongo, des bovidés, sont considérés comme étant « en danger critique d’extinction » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

En cause ? L’urbanisation, le changement climatique ou encore le braconnage. Les observateurs qui se sont lancés dans ce recensement animalier titanesque s’intéressent également au pangolin, présent au Kenya : l’animal a été qualifié de « mammifère le plus trafiqué au monde » et a été, par le passé, soupçonné d’être à l’origine de la pandémie de Covid-19.

« Baby-boom » d’éléphants

Le comptage s’effectue notamment dans les 58 parcs nationaux, réserves et autres espaces protégés que compte le pays. Ces lieux ont déjà dressé, au cours des dernières années, des recensements de leurs animaux sauvages, indiquait le quotidien britannique The Guardian au mois de juin.

Avec la pandémie de Covid-19, de nombreuses frontières se sont fermées, le trafic aérien a été fortement réduit, et ces parcs sont désormais beaucoup moins fréquentés qu’auparavant.

Dans le même temps, la population de certains animaux a connu une forte croissance : le pays a ainsi connu un véritable « baby-boom » d’éléphants depuis le début de la crise sanitaire, avec plus de 200 naissances enregistrées, selon la chaîne de télévision américaine CNN en mai.

Mais le secteur touristique est capital pour l’économie du pays et il est le « principal pourvoyeur de fonds pour la protection de la faune sauvage », rappelle FranceInfo.

La population d’éléphants a déjà connu une forte progression par le passé, passant de 16 000 à 34 800 individus au cours des trente dernières années, selon des chiffres de l’année 2020, notamment grâce à des mesures efficaces de lutte contre le braconnage.

Ailleurs dans le monde, d’autres pays entendent mener des campagnes de recensement d’animaux. C’est le cas, par exemple, de l’Australie, qui a annoncé vouloir compter sa population de koalas au mois de décembre 2020.

https://www.ouest-france.fr

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