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Environnement

RDC : le parc de Salonga retiré des aires protégés (UNESCO)

Cette décision, selon l’UNESCO, est motivée par l’amélioration de l’état de conservation de ce sanctuaire et foyer naturel des Bonobos.

L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a annoncé, lundi, le “retrait” du Parc national de “Salonga” en République démocratique du Congo (RDC), de la liste du “patrimoine mondial en péril”.

La décision été prise et annoncée après une réunion virtuelle en marge de la quarante-quatrième (44) session, en cours jusqu’au 31 juillet, du Comité du patrimoine mondial présidée depuis Fuzhou (Chine), selon un communiqué de l’organisation onusienne.

Cette décision, selon l’UNESCO, est motivée par l’amélioration de l’état de conservation de ce sanctuaire et foyer naturel des Bonobos.

Classé au patrimoine mondial de l’Unesco en 1984, soit 14 ans après sa création, ce parc situé dans le Centre de la RDC est la plus grande réserve de forêt tropicale humide d’Afrique. Il est très enclavé et accessible uniquement par voie fluviale.

Il forme l’habitat de nombreuses espèces endémiques menacées, comme le paon congolais, l’éléphant de forêt et le crocodile africain au museau mince ou « faux ».

Il est mondialement reconnu pour la sauvegarde de 40% des bonobos restants dans le monde et la plus grande réserve des tourbières sur la planète.

Étendu sur quelque 36 000 km², il regorge également d’importantes quantités de pétrole dont l’exploitation est réclamée depuis de nombreuses années par les autorités congolaises qui espèrent en tirer une la manne économique.

Mi-décembre, quelques jours avant son départ du pouvoir, le président Joseph Kabila avait signé un décret qui approuve un accord de partage de production entre une société pétrolière sud-africaine et la RDC. L’une des licences pétrolières empiète sur le parc national de Salongo.

L’institut congolais pour la conservation de la Nature (ICCN) et de nombreuses organisations environnementales internationales avaient prévenu qu’une exploitation du pétrole dans ce parc pourrait “relâcher des milliards” de tonnes de carbones déjà enfouis dans les tourbières avec comme conséquence, “un dégât dans le réchauffement climatique”.

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