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Conservation

Tech-Conservation : Le projet EarthRanger pose les jalons d’une surveillance écologique infaillible des aires protégées

Le projet EarthRanger boucle quatre ans d’innovation au service des parcs nationaux d’Afrique. Réunis à Brazzaville le 14 avril 2026, les acteurs de la biodiversité ont célébré la réussite d’une alliance inédite entre technologie de pointe et protection de la vie sauvage. L’organisation de la 3ème et dernière réunion du comité de pilotage dudit projet présidé par la Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et du Bassin du Congo, Secrétaire Exécutive de la Commission Climat du Bassin du Congo, Arlette SOUDAN-NONAULT, a été une occasion d’évaluer les acquis, d’identifier les défis qui subsistent et de tracer la voie vers la consolidation et la pérennisation des résultats.

Face à l’urgence du braconnage et à l’exploitation illégale des ressources, les aires protégées d’Afrique disposent désormais d’un allié stratégique. Le logiciel EarthRanger ne se contente pas de collecter des données : il transforme la surveillance des parcs nationaux en une opération de haute précision. En centralisant les informations en temps réel, cet outil permet aux gestionnaires d’anticiper les menaces plutôt que de simplement les constater.

UNE REVOLUTION OPERATIONNELLE DU CONGO AU BOTSWANA

Sous l’impulsion de Tabby KABUI NJUNGU’E, Gestionnaire principale du programme Conservation international, l’initiative a radicalement modernisé le travail de terrain dans des parcs emblématiques de Nouabalé-Ndoki, Odzala Kokoua et Conkouati-Douli au Congo, Limpopo et Zinave au Mozambique et le parc Chobe au Botsana.

« La technologie est très importante dans la préservation de l’environnement, pour que cette préservation soit efficace, il faut l’apport des agents des différents parcs, les communautés et toutes les personnes appelées à préserver la nature. […] Nous avons travaillé dans ces parcs à travers la formation des éco-gardes locaux », a-t-elle déclarée.

Le projet repose sur un triptyque technologique puissant :

  • Connectivité totale : Installation de salles de contrôle, radios HF et relais internet.
  • Surveillance spatiale : Déploiement d’outils satellitaires pour un maillage complet du territoire.
  • Protection ciblée : Suivi GPS en temps réel des éléphants, l’espèce parapluie du continent.

UN LEADERSHIP POLITIQUE POUR LE BASSIN DU CONGO

La cérémonie de clôture, présidée par Arlette SOUDAN-NONAULT, Ministre de l’Environnement et Secrétaire Exécutive de la Commission Climat du Bassin du Congo, a marqué l’importance souveraine de ce projet.

Véritable repère pour la conservation en Afrique, le projet EarthRanger a livré des résultats colossaux, traçant ainsi la voie vers une gestion pérenne et consolidée de la biodiversité.

« Les exemples concrets issus du terrain sont particulièrement parlants : des opérations déclenchées à partir d’alertes EarthRanger ayant permis la saisie d’animaux et leur remise en liberté, ou encore l’identification de zones à risque ayant conduit à des interventions rapides et efficaces. Car si les avancées sont indéniables, nous devons rester vigilants sur la maintenance des équipements, l’interopérabilité des systèmes et la durabilité financière et institutionnelle du projet », a-t-elle conclu.

Financé à hauteur de 2 407 360 dollars de dollars par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), Allen Institute for Artificial Intelligence et Conservation International, EarthRanger s’impose aujourd’hui comme la boussole d’une nouvelle ère pour la conservation africaine. Si le projet arrive au terme de son cycle de financement initial, les infrastructures et l’expertise locale installées garantissent, elles, une protection durable.

Marie CHOCO

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